ORIGINE DU TERME :
Le mot icône vient du grec "eikon" et signifie image.


DIMENSIONS DE L'ICÔNE :
Les dimensions diverses de l'icône sont : didactique, dogmatique, sacré. Actuellement l'icône est souvent coupée de la pratique religieuse mais le public est très sensible à son esthétique liée à une valeur spirituelle.

LES DIFFERENTES CATEGORIES D'ICÔNES :
Il existe des icônes mobiles utilisées chez soi pour les croyants et celles fixées sur l'iconostase séparant la nef du choeur dans les églises de rite oriental (orthodoxe). Il s'agit d'une cloison d'images parfois immense derrière laquelle l'officiant s'isole pour la consécration.


Elles se répartissent en deux grandes catégories : les icônes-portraits, du Christ, de la Vierge ou de Saints personnages et les icônes narratives illustrant des épisodes de leur vie commentés dans l'Ancien et le Nouveau testament.


REALISATION DES ICÔNES :
Peintes à tempera dans leur majorité, elles peuvent être réalisées à l'encaustique pour les plus anciennes, à l'huile pour les plus récentes ou encore sur ivoire, en tissus, métal ou parchemin etc. Des revêtements métalliques peuvent les recouvrir partiellement délimitant les contours des figures (riza) ou ne laissant apparaître que les visages et les mains des personnages (oklad).

Les styles différents varient selon : - Les provenances, - les Ecoles, - Les époques.

Quel que soit le support, l'écriture d'icône est stylisée, non réaliste et reproduit des disproportions, des perspectives illogiques volontairement choisies répondant ainsi à un choix de dématérialisation. La composition s'organise selon plusieurs perspectives simultanées et les édifices sont vus de l'extérieur (coupoles, façades), ou de l'intérieur. La perspective dite "inversée" place le point de fuite à l'avant de la planche et ouvre la scène à l'extérieur, chez le spectateur.


TYPES CANONIQUES :
De la Vierge :
1 - Eleousa (Vierge de pitié) - Vierge à l'enfant tendrement enlacés.
2 - Hodighitria "celle qui indique la voie" - de la main montre l'enfant.
3 - Vierge orante - en prière bras levés au ciel.
     Variante : Vierge du signe - porte sur la poitrine, le Christ en médaillon.

Du Christ :
1- Acheiropoietos (qui n'est pas fait de main d'homme) - le mandylion
2 - Pantocrator (le Tout Puissant) - en buste main levée bénissante.
3 - Sauveur en majesté - sur un trône, dans une mandorle.


REFERENCES CANONIQUES :
D'autres règles canoniques telles que couleurs et attitudes attribuées aux personnages représentés peuvent être consultées dans un certain nombre d'ouvrages de référence, par l'iconographe qui souhaite oeuvrer dans la plus pure tradition. Des tableaux répertorient ces renseignements entre autres dans le livret de "Stroganov Podlinnik" daté vers 1600. Il s'agissait d'un cahier d'essais, épreuves avant tableaux fait par les russes et aussi dans le manuel "Bolshakov" d'après "An icon painters Note Book", aux éditions "The Bolshakov" (1903), traduit et édité par grégory Melnick. Une mention indique dans ce dernier que le manuel ayant été rédigé tardivement il est à noter que la tradition iconographique avait alors été fortement influencée par les écoles de peinture italiennes et que les couleurs pouvaient avoir certaines différences avec des icônes anciennes et donc il faut bien sûr prendre ces dernières comme référence.