ORIGINE :
L'origine de l'art de l'icône est né dans les premiers siècles du christianisme.Techniquement il découle des portraits funéraires du Fayoum en Egypte, à l'époque romaine, eux-mêmes héritiers de la peinture grecque.
Le visage des défunts étaient peints à l'aide d'un mélange de pigments et de cire.
Byzance est alors le lieu de convergence des cultures grecque, romaine et orientale où se réalisait la synthèse des différents courants d'art sacré (IIIè s. au XVè s.). Cet art rayonna aussi en Europe Centrale : dans les Balkans, en Bulgarie, en Roumanie mais aussi en Grèce et en Russie. L'âge d'or des icônes en Russie se situe au XVè s. - XVIè siècle.
ECOLES :
L'iconographie russe est donc "fille" de Byzance avec de multiples tendances stylistiques en fonction des lieux et des époques.
Tributaire des modèles byzantins, la Russie prend définitivement son identité vers le XVè siècle.
Trois artistes dominent au XVè siècle : Théophane le Grec et Andreï Roublev son élève ainsi que Maître Denis@.
En Russie : Production ds villes de Souzdal, Vladimir, Pskov, Novgorod, Moscou, etc.
QUELLE SERAIT LA 1ère ICÔNE ? :
L'unanimité n'est pas faite, 3 croyances sont proposées :
La croyance la plus courante serait que la 1ère icône pourrait être attribuée à Véronique lorsque sur le chemin de croix elle appliqua un linge sur le visage du Christ dont il resta la trace.
Certains l'attribue à Luc jeune qui le 1er aurait peint le visage de la Vierge.
D'autres pensent que c'est le Christ Acheiropoietos*"qui n'est pas fait de la main de l'homme". Ce serait l'image la plus fidèle de Jésus puisqu'imprimée par lui-même sur un drap de lin (le mandylion) et envoyée afin de guérir à distance le roi Abgar. Selon la légende le roi Abgar d'Edesse, malade de la peste, ayant entendu parles des guérisons miraculeuses accomplies par le Christ voulut le faire venir auprès de lui. Celui-ci déclina l'invitation mais lui adressa un linge sur lequel son visage avait été miraculeusement reproduit. A son contact Abgar fut guéri.
LES PLUS ANCIENNES ICÔNES CONSERVEES :
*Elles ne remontent pas au-delà du VIè siècle. Elles présentent bien des analogies techniques, iconographiques ou stylistiques avec les oeuvres du Bas-Empire romain (portraits romano-égyptiens, art paléochrétien). Dès cette époque, on observe une double facture dans ces icônes, les unes provenant d'ateliers impériaux, les autres plus expressives ayant une origine locale, comme le Christ et l'abbé Ména, chef-d'oeuvre de l'art monastique égyptien du VIè-VIIè siècle exposé dans la collection copte du Louvre.
Réalisées dans les ateliers impériaux et offertes vers 527 par l'empereur Justinien au Monastère Sainte Catherine du Sinaï en Egypte, les 3 premières icônes existantes peintes à l'encaustique sur du bois sont :
1 - Le Christ bénissant
2 - Saint Pierre
3 - La Vierge à l'Enfant.
* : Feuillets du Louvre n° 4/88-89